Elicit 2006-2007


 
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François
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Date d'inscription : 17/10/2006

MessageSujet: 300   Mar 20 Mar - 2:58

Film regroupant des bodybuilders en slip Dim. On croit pendant 5 minutes que l'on va avoir droit à des combats stylisés mais très vite on est dans le massacre pure et simple. Des dialogues ridicules frissants parfois même l'humour involontaire (la scène de la rencontre entre Leonidas et Xerxes). Et si quelqu'un peu me dire pourquoi les perses sont joués par des acteurs noirs ou hispaniques, ca m'interesse. De retour chez moi, j'ai surtout voulu en savoir plus sur la véritable histoire de la ville de Sparte ainsi que sur la belle actrice qui incarne la reine Gorgo.

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François
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MessageSujet: Re: 300   Mer 21 Mar - 11:01

http://www.liberation.fr/culture/cinema/242357.FR.php

This is merdaaaaa !
Péplum bushiste belliqueux, «300» exalte un héroïsme puéril.

Par Alexis BERNIER, Bruno ICHER
QUOTIDIEN : mercredi 21 mars 2007
300 De Zack Snyder avec Gerard Butler, Lena Headey, David Wenham. 1 h 55.

Allons à l'essentiel : 300 est un atroce film de propagande dont l'idéologie de droite extrême donne envie de vomir. «This is Spartaaaaa !» hurle Léonidas dans la bande annonce. «This is merdaaaaa !» en fait. Adapté d'un «roman graphique» (pas une «BD», c'est vulgaire) d'une des stars du genre, Frank Miller (Sin City, Dark Knight Returns...), dont le dessin charbonneux masque admirablement le caractère violemment réactionnaire de ses scénarios, le film de Zack Snyder débarque pourtant sur les écrans français en terrain archiconquis. Depuis huit mois, une habile campagne de marketing virale a électrisé toute la nation geek. Fanas de BD, inconditionnels de jeux vidéo ou de cinéma de genres ne se sont pas fait prier pour faire tourner eux-mêmes en boucle sur le Net une efficace bande-annonce promettant une inoffensive et jubilatoire fresque épique. D'autant que le traitement des images de ce péplum digital (dans la lignée de Sin City de Robert Rodriguez ou de Capitaine Sky et le monde de demain de Kerry Conran) est encore suffisamment original pour aiguiser les appétits.

Justification. En réalité, sous couvert d'exotiques séances de bourre-pif antique qu'on s'apprêtait à savourer comme une divertissante partie de catch, 300 fait sans le moindre recul l'apologie d'une vision des plus puériles de l'héroïsme, de l'eugénisme et de la nécessaire brutalité militaire, le tout suintant le racisme primaire. Il faut vraiment le faire exprès pour ne pas voir ici une justification de la politique belliqueuse de l'administration Bush et de l'intervention en Irak ­ ou de la future invasion de l'Iran.

L'histoire, en deux lignes, raconte la bataille des Thermopyles en 480 avant notre seigneur J.-C., durant laquelle une poignée de Spartiates fanatisés, conduits par le roi Léonidas, opposa une résistance farouche à la gigantesque armée perse de Xerxès. Prétexte à exalter la bravoure, l'esprit de sacrifice et la chaude camaraderie des soldats en jupette, cette histoire minimaliste est aussi l'occasion de dénigrer en vrac les politiciens et les religieux ­ un ramassis de pleutres, corrompus et libidineux ­, les alliés ­ ces mauvais guerriers qui vous abandonnent dès la première escarmouche ­ et les pacifistes, «ces Athéniens philosophes et amateurs de garçons». Sans oublier, bien sûr, les étrangers en général, complaisamment décrits comme des basanés dégénérés. C'est que, selon l'idéologue neocon et ultraréac Frank Miller, cet épisode glorieux est rien de moins que «l'acte de naissance de la civilisation occidentale», des valeurs qu'il faut, aujourd'hui encore, avoir les couilles de défendre dans le sang et les larmes.

On en sort d'autant plus agacé qu'on a le sentiment de s'être fait blouser. Comment une culture «pop» (comics, série B...) aussi intrinsèquement contestataire, traditionnellement de mauvais genre, a-t-elle pu être aussi facilement détournée. Avec, malheureusement, l'assentiment aveugle de ceux qui s'en réclament, refusant trop souvent (il n'y a qu'à lire les forums sur le Net) de voir à quelle chose nauséabonde ils ont affaire. Sorti le 9 mars aux Etats-Unis, 300 caracole bien entendu en tête du box-office.

Jeu lamentable. Heureusement, la médiocrité de la réalisation, l'indigence des dialogues, le ridicule des accessoires, le jeu lamentable des acteurs (la palme à Gerard Butler, qui surjoue comme aux plus belles heures du muet) et le sérieux professoral avec lequel Zack Snyder traite cette affaire, décrédibilise totalement la tentative de démonstration idéologique méprisable. Pour les spectateurs avertis qui se déplaceront en se bouchant le nez, 300 est aussi la meilleure comédie involontaire de ce premier trimestre. Le plus amusant étant sans doute le traitement outrageusement érotique de ces empoignades entre robustes gaillards en slip de cuir, adeptes de l'épilation intégrale et de l'abdo huilé. Si les Spartiates apparaissent comme des Chippendales de combat, leurs ennemis ont l'allure de drag-queens en folie. Le pompon pour Xerxès, chouchou évaporé, sanglé dans une quincaillerie dorée que même Mata Hari aurait trouvé trop voyante. Un look glam-SM qui atteint des sommets de grotesque quand il pique de grosses colères toutes rouges. Tout aussi rigolo, les innombrables visions panoramiques de champs de céréales Kellogg's, dorés par le soleil et ondulant au rythme de la douce brise spartiate, tandis qu'au loin la guerre gronde et que les femmes retiennent pudiquement leurs sanglots. Gratiné aussi, le Quasimodo de service, qui échappa à la rigoureuse sélection à laquelle tout enfant spartiate est soumis (s'il est mal foutu, on le jette) et ne trouve rien de mieux que de trahir ses compatriotes, qui l'avaient rejeté pour de bonnes raisons, la preuve.

Par ailleurs, aucune des prouesses visuelles promises n'est vraiment bluffante. Il faut, deux heures durant, se contenter d'abondantes éclaboussures de sang numérique sur l'écran et d'une utilisation irraisonnée du ralenti.
En tout état de cause, 300 vient sérieusement démentir la vision angélique d'un Hollywood majoritairement démocrate.
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